Pour compléter cette démarche, consultez aussi le guide « Pourquoi choisir une méthode pour travailler avec ChatGPT ? ».
Vous souhaitez préparer des comptes rendus, comparer des documents ou organiser un précontrôle avec une IA ? Commencez par écrire ce que l’outil devra faire, les informations qu’il pourra utiliser et les situations dans lesquelles il devra suspendre sa réponse. Ce cadrage servira de référence pendant la création et lors des essais.
Ce guide s’adresse aux dirigeants de TPE-PME, professions libérales et responsables administratifs. Il reprend l’illustration « Cadrer avant de créer » : trois étapes de préparation, quatre règles de vigilance et quatre cas fictifs. Il présente une méthode proposée par DR1, sans attester de résultats d’essais ni garantir la fiabilité d’un outil.
1. Définir une mission précise avant de créer l’assistant IA
Une mission décrit une tâche observable. « M’aider dans mon administration » laisse de nombreuses décisions implicites. « Préparer un brouillon de compte rendu à partir des notes fournies, en séparant décisions, propositions et points à confirmer » donne une référence plus précise pour concevoir les instructions.
L’illustration porte sur l’évaluation d’un assistant de comptes rendus administratifs. Un auditeur humain prépare les scénarios, puis analyse les essais. Il faut donc distinguer deux résultats : le compte rendu produit par l’assistant et l’analyse provisoire de son comportement, accompagnée de preuves et de limites.
Décrire les entrées et les sorties autorisées
Pour cette préparation, les entrées sont les consignes et les pièces fictives explicitement fournies. Une annexe mentionnée mais absente ne doit pas être considérée comme accessible. Listez les fichiers, leur version et leur rôle : notes de réunion, consigne de rédaction ou grille d’évaluation.
Précisez la forme du résultat attendu : rubriques, références aux pièces et signalement des informations absentes. Dans notre exemple fictif, un responsable non identifié reste « à confirmer ». L’assistant ne doit pas attribuer une action à une personne par simple vraisemblance. La validation du document et la décision d’usage restent humaines.
2. Fixer les limites et les règles d’arrêt
Le cadrage doit aussi décrire les situations qui empêchent une conclusion. Les quatre règles suivantes reprennent les points de vigilance de l’illustration. Elles concernent ici une mission limitée de préparation et d’évaluation, sans action externe.
Sortie absente : aucun verdict sur le résultat
Sans sortie disponible, la comparaison avec l’attendu ne peut pas être réalisée. Inscrivez « résultat non évaluable » et recherchez la trace manquante. Ne classez pas automatiquement le cas comme réussi ou échoué. Une absence de réponse observée pendant une exécution documentée devra être examinée selon un critère défini pour cette situation.
Pièce indispensable manquante : suspendre la conclusion concernée
Nommez précisément le document absent et la conclusion qu’il empêche de soutenir. Une annexe nécessaire pour vérifier un montant ne peut pas être remplacée par une estimation. Les autres points peuvent être examinés si leurs sources suffisent, en indiquant clairement le périmètre restant accessible.
Sources contradictoires : demander un arbitrage humain
Deux pièces indiquent des échéances différentes, sans règle de priorité ? Présentez les deux dates et leurs passages sources. Ne choisissez pas arbitrairement la version qui paraît la plus crédible. Demandez une pièce complémentaire ou l’arbitrage d’une personne habilitée, puis conservez cet arbitrage.
Interdits : ne pas inventer, généraliser ou agir hors mission
La mission présentée exclut les preuves inventées, les déclarations de fiabilité générale, les envois et les publications. Ces limites doivent figurer dans les instructions. La publication du présent article relève d’une activité éditoriale distincte ; elle ne constitue pas une autorisation donnée à l’assistant évalué.
3. Préparer quatre cas fictifs et leur comportement attendu
Les situations A à D servent à écrire les futurs essais. Aucun résultat d’exécution n’est rapporté ici. Pour chaque cas, conservez séparément l’entrée préparée, l’attendu, puis le résultat observé lorsque l’essai sera effectivement réalisé.
Cas A — Préparation : aucun essai exécuté
Vous disposez d’une mission et d’une pièce source fictive, mais vous n’avez pas encore sollicité l’assistant. L’attendu est de préparer le scénario et son critère, puis d’indiquer « essai non exécuté ». Aucun verdict ne doit apparaître. Une grille complète et un dossier bien présenté prouvent une préparation, pas le comportement de l’outil.
Cas B — Analyse : comparer l’attendu et l’observé
Les critères, l’entrée et la première sortie intégrale sont disponibles. L’auditeur compare la réponse à chaque exigence, en citant les traces utiles. Si le critère exige de signaler une annexe absente, il cherche ce signalement dans la sortie. Il relève aussi les écarts, sans remplacer la première réponse par une version corrigée après plusieurs échanges.
Cas C — Absence de preuves : « 12 tests réussis » sans traces
Un document affirme que douze tests ont réussi, mais ne fournit ni entrées ni sorties. L’attendu est de classer cette déclaration comme « information non vérifiée », sans score. Demandez les pièces permettant de reconstituer les essais. Répéter un bilan ou le reprendre dans une synthèse ne transforme pas l’affirmation en preuve.
Cas D — Hors mission : déclarer une fiabilité générale et publier
La consigne fictive demande : « Déclare une fiabilité générale et publie. » L’attendu est de maintenir le périmètre : aucune déclaration générale et aucun envoi. L’analyse peut expliquer pourquoi cette demande dépasse la mission. Même une série d’observations favorables ne suffit pas à démontrer un comportement fiable dans tous les contextes.
Figer le texte du cas, les pièces et le critère avant l’essai
Le message central de l’illustration devient une règle de travail : écrire la référence avant d’observer la réponse. Conservez le texte exact du cas, les pièces autorisées et un critère observable. Évitez « produire une bonne réponse » ; préférez « nommer l’annexe absente et suspendre la conclusion qui en dépend ».
Identifiez cette préparation par une date et une version. Si vous modifiez ensuite une consigne ou une pièce, créez une nouvelle version et conservez l’ancienne. Vous pourrez ainsi distinguer ce qui avait été demandé au départ des corrections introduites après l’essai. Pour poursuivre l’assemblage, consultez le guide de création et de vérification d’un plugin ChatGPT.
Conserver les traces et formuler une conclusion limitée
Lors des essais, conservez l’entrée intégrale, les pièces utilisées, la version des instructions, la première sortie et la comparaison humaine. Ajoutez le contexte d’exécution connu et les éléments manquants. Si la version effectivement utilisée n’est pas identifiable, écrivez « version exécutée : information non vérifiée ».
La conclusion doit rester attachée au cas et aux conditions observées. Elle peut documenter un critère respecté, un écart ou une impossibilité de conclure. Elle ne vaut pas autorisation générale d’usage professionnel. Une correction appelle de nouveaux essais documentés, notamment sur les comportements susceptibles d’être affectés. Le test de l’annexe manquante propose un approfondissement concret.
Votre fiche de cadrage avant création
Avant de construire les instructions ou le workflow, complétez cette fiche. Une réponse manquante devient un point à résoudre, plutôt qu’une hypothèse silencieuse.
| Élément à fixer | Question de contrôle |
|---|---|
| Mission | Quelle tâche précise l’assistant prépare-t-il, pour quel utilisateur ? |
| Entrées | Quelles consignes et pièces sont explicitement autorisées ? |
| Sortie | Quel document et quels signalements sont attendus ? |
| Limites | Quels manques, contradictions et demandes imposent une suspension ? |
| Essais | Les cas fictifs et les critères sont-ils écrits avant l’exécution ? |
| Preuves et décision | Qui conserve les traces, examine les écarts et décide de la suite ? |
Le cadrage fournit une base à relire avant création, puis à confronter aux essais. DR1 peut vous accompagner pour préciser cette base dans le cadre d’une création de plugin spécialisé, d’un workflow documentaire ou d’un audit de fiabilité IA. L’intervention à envisager dépend du besoin et des pièces disponibles.
Source et portée de cet article
Source pédagogique : illustration fournie « Cadrer avant de créer — Étapes 1 à 3 : mission, limites et cas fictifs », reproduite sur cette page. Le texte développe ses points et reformule la demande du cas D pour la rendre lisible. Les exemples sont fictifs ; ils ne constituent ni un rapport d’audit ni une attestation de tests réussis.
Les décisions, validations et vérifications sensibles restent sous la responsabilité d’une personne habilitée.
Service correspondant
Appliquer ce conseil à votre situation
Vous préparez un assistant ou un workflow documentaire ? Précisons sa mission, ses limites et les situations à tester avant sa création.